Conseil d’État : Ibrahime Kuibiert Coulibaly prête serment et affiche sa volonté d’impartialité
Nommé président du Conseil d’État en mai 2026, Ibrahime Kuibiert Coulibaly a officiellement prêté serment le 02 juillet 2026 à Abidjan, marquant ainsi son entrée en fonction à la tête de la plus haute juridiction administrative du pays. À cette occasion solennelle, il s’est engagé à exercer ses missions avec rigueur, impartialité et dans le strict respect de la Constitution.
La cérémonie s’est tenue en présence du Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, du Premier Ministre, de plusieurs membres du gouvernement, de chefs d’institutions ainsi que de nombreuses personnalités du monde administratif et judiciaire. Dans son serment, le nouveau président a affirmé sa détermination à servir l’État avec loyauté et neutralité.
« Je jure de bien et fidèlement remplir ma fonction, en toute impartialité, dans le respect de la Constitution, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation en privé sur des questions relevant de la compétence du Conseil d’État, de me conduire comme un digne et loyal magistrat », a-t-il déclaré.
Prenant acte de cette prestation de serment, le Vice-Président de la République a rappelé la portée de cet engagement, soulignant qu’il ne s’agit pas d’une simple formalité, mais d’un acte fort de responsabilité et d’attachement aux valeurs républicaines. Il a insisté sur la nécessité de préserver le secret des délibérations et des votes, tout en appelant le nouveau président à faire preuve d’objectivité et de rigueur dans l’exercice de ses fonctions.
Tiémoko Meyliet Koné a également salué l’expérience et les compétences d’Ibrahime Kuibiert Coulibaly, estimant qu’elles constituent des atouts majeurs pour la bonne conduite de sa mission. Il l’a encouragé à dire le droit avec impartialité et dans le respect des règles de confidentialité.
Institution clé de l’architecture judiciaire ivoirienne, le Conseil d’État joue un rôle consultatif auprès du gouvernement et intervient dans le contentieux des élections locales. Il peut également proposer des réformes jugées nécessaires à l’amélioration du cadre administratif et juridique du pays.