Égalité de genre : La Côte d’Ivoire domine le classement ouest-africain

La Côte d’Ivoire confirme sa montée en puissance sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes. D’après les résultats de l’Indice d’Égalité de Genre 2024 de la CEDEAO, le pays occupe la première place parmi les quinze États membres, avec un score de 0,708, nettement au-dessus de la moyenne régionale fixée à 0,640. Une performance qui traduit une dynamique soutenue et des choix politiques assumés en faveur d’un développement inclusif.

Ce positionnement de leader repose sur une volonté affirmée des autorités ivoiriennes de faire de l’égalité de genre un levier de croissance et de cohésion sociale. Sous l’impulsion du président Alassane Ouattara, les politiques publiques ont progressivement intégré la dimension genre dans les stratégies nationales, avec pour objectif de réduire les inégalités et d’élargir les opportunités pour les femmes.

Au cœur de cette transformation, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, dirigé par Nassénéba Touré, pilote une série d’initiatives structurantes. Celles-ci visent à garantir l’égalité des chances, renforcer l’autonomisation économique et sociale des femmes, et assurer une meilleure protection des droits des filles et des femmes sur l’ensemble du territoire.

Les avancées sont particulièrement visibles dans le secteur de l’éducation. Avec un score de 0,95, la Côte d’Ivoire frôle la parité. Cette progression s’appuie sur des mesures concrètes telles que la scolarisation obligatoire, la gratuité de l’école, la distribution de kits scolaires et le développement des cantines. À cela s’ajoute une politique active de lutte contre les mariages précoces et les grossesses en milieu scolaire, contribuant à maintenir les jeunes filles dans le système éducatif.

Sur le plan économique, les efforts engagés commencent également à porter leurs fruits. L’essor du mobile money et des dispositifs de finance inclusive a facilité l’accès des femmes aux services financiers. Les programmes de microfinance, ainsi que des initiatives comme le Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire et le Fonds National Femmes et Développement, participent à renforcer l’autonomie économique, notamment dans les zones rurales et périurbaines. Ces mécanismes favorisent l’émergence d’un entrepreneuriat féminin plus structuré et résilient.

Parallèlement, l’État ivoirien a consolidé son arsenal juridique et institutionnel. La Constitution de 2016 consacre le principe d’égalité entre les sexes, tandis que les dispositifs de lutte contre les violences basées sur le genre ont été renforcés. L’introduction de la budgétisation sensible au genre et l’adoption d’une nouvelle politique nationale dédiée témoignent d’une volonté d’inscrire ces avancées dans la durée.

Malgré ces résultats encourageants, plusieurs défis persistent. La présence des femmes dans les sphères de décision reste encore limitée, et les inégalités d’accès aux ressources ainsi que les écarts de revenus demeurent des enjeux majeurs. Conscient de ces défis, le gouvernement multiplie les initiatives ciblées, notamment à travers des programmes comme le DICEFA, l’AFECT ou encore le Women Power Lab.

En s’imposant comme un modèle régional, la Côte d’Ivoire envoie un signal fort. Celui d’un pays qui fait de l’égalité de genre un pilier stratégique de son développement, tout en poursuivant les réformes nécessaires pour transformer durablement les progrès enregistrés en acquis irréversibles.

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