Spectacles vivants : La licence obligatoire et la caution de 10 millions FCFA divisent les promoteurs

L’exercice du métier de promoteur de spectacles en Côte d’Ivoire entre dans une nouvelle phase avec l’instauration de la Licence d’Entrepreneur de Spectacle Obligatoire. Désormais, tout acteur souhaitant exercer dans ce secteur devra obtenir cette autorisation, valable trois ans et renouvelable, en plus de satisfaire à plusieurs exigences administratives et financières, dont un cautionnement estimé à 10 millions FCFA. Une réforme qui suscite des réserves au sein de plusieurs organisations professionnelles des arts vivants.

Afin de présenter les nouvelles dispositions, la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a rencontré, le 27 juillet 2026, les membres de l’Association des promoteurs de spectacles de Côte d’Ivoire (Apros-CI).

Cette mesure s’inscrit dans le prolongement du décret du 20 octobre 2021 relatif à l’organisation des spectacles vivants. Sa mise en œuvre résulte d’un processus de concertation engagé en juin 2024 avec les principaux acteurs de l’industrie culturelle. Les travaux menés ont permis d’aboutir à un texte présenté en décembre 2024, avant son adoption.

Le nouveau dispositif prévoit trois catégories de licences : la licence A destinée aux producteurs, la licence B réservée aux diffuseurs et la licence C pour les exploitants de salles et de lieux de spectacles. L’obtention de ces autorisations est conditionnée au paiement de frais de dossier ainsi qu’à une caution bancaire portant le montant global à environ 10 millions FCFA.

Le calendrier de mise en œuvre est déjà fixé. Les candidatures pour les licences B et C seront reçues du 15 septembre au 15 octobre 2026, avant leur examen par la Commission de Délivrance des Licences d’Entrepreneurs de Spectacles Vivants (CODELES). La procédure concernant la licence A sera ouverte dans une phase ultérieure.

À travers cette réforme, les autorités ambitionnent de structurer davantage l’industrie des spectacles vivants, de renforcer son professionnalisme et de créer un environnement plus favorable à la transmission des compétences ainsi qu’au développement durable des métiers de la culture.

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