Cinéma : Le film Toupkê, un hymne à l’unité nationale par les alliances interethniques

Présenté à la presse le 24 juillet 2025 à l’hôtel Palm Club de Cocody, Toupkê s’impose comme une œuvre cinématographique engagée, portée par une volonté claire de renforcer le vivre-ensemble en Côte d’Ivoire. Ce film de 52 minutes, réalisé par Monsieur Charles Kouakou, conseiller au District autonome des Lacs, s’inspire des alliances interethniques qui ont historiquement cimenté la cohésion entre les peuples ivoiriens.

Soutenu par la ministre et gouverneure du District, Dr Raymonde Goudou Coffie, Toupkê s’inscrit dans la dynamique du N’zrama Festival, un événement culturel qui valorise les traditions et promeut la paix sociale. À travers cette production, l’objectif est d’éveiller les consciences, en particulier chez les jeunes, à l’approche d’échéances électorales cruciales. Une caravane nationale est d’ailleurs prévue afin d’assurer la diffusion du message dans tout le pays.

Le film sera projeté le 28 juillet à la Chambre des Rois et Chefs traditionnels, puis en avant-première le 4 août au cinéma Majestic du Sofitel Hôtel Ivoire. Ce calendrier de projection traduit l’ambition d’atteindre des cercles influents tout en restant accessible au grand public.

Derrière cette initiative, l’idée maîtresse est de redonner toute sa valeur à un pan de la culture nationale longtemps relégué au second plan. En langue baoulé, Toupkê signifie “mon allié”, un terme lourd de sens qui renvoie aux pactes d’amitié et de solidarité tissés entre ethnies depuis des générations. Ces alliances, selon le réalisateur, représentent un socle de stabilité qu’il serait périlleux d’ignorer, surtout dans un contexte politique sensible.

Le film entend ainsi raviver l’esprit de fraternité des anciens, pour qui ces liens représentaient des codes de coexistence pacifique. En se réappropriant ce patrimoine immatériel, Toupkê souhaite offrir aux jeunes une boussole culturelle, leur rappelant que l’avenir repose aussi sur les valeurs du passé.

Pour Monsieur Charles Kouakou, le cinéma se révèle être un instrument d’éducation de masse incontournable. Il plaide pour une consommation culturelle locale, convaincu que les œuvres ivoiriennes doivent primer dans la construction des mentalités et des repères sociaux.

La projection a été saluée par plusieurs personnalités, dont Madame Lysson Diomandé Fall, directrice de l’Onac-Ci, qui y voit un vecteur d’unité nationale. Monsieur Maurice Adjé, représentant la ministre de la Cohésion, a insisté sur le rôle stratégique du 7ᵉ art dans le processus de paix. Quant à Privat Monsieur Yappy Kauphy, représentant de la ministre-gouverneure, il a réaffirmé la volonté de l’État de faire des Districts des leviers culturels au service du développement.

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