Les activités marquant la célébration de la Journée internationale des droits de la femme (JIF) 2026 ont débuté jeudi 5 mars 2026 à la mairie d’Abobo, en présence de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, et de la présidente du Sénat, Kandia Camara, ainsi que de plusieurs organisations de défense des droits des femmes et des filles.
L’un des temps forts de cette ouverture a été la conférence inaugurale organisée dans l’après‑midi, dans la salle des mariages de la mairie, autour du thème national de l’édition 2026 : « Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire ».
En ouverture, Nassénéba Touré a rappelé les principaux acquis enregistrés ces dernières années en matière de promotion des droits des femmes. « Sous le leadership de Son Excellence M. Alassane Ouattara, notre pays a engagé d’importantes réformes pour améliorer la situation de la jeune fille et de la femme. Notre Constitution consacre l’égalité entre les femmes et les hommes, le Code pénal révisé en 2013 réprime sévèrement les violences basées sur le genre, le mariage des mineurs est interdit, les droits successoraux des femmes ont été renforcés, et la loi sur la parité impose désormais un quota de 30% de femmes sur les listes électorales », a‑t‑elle énuméré.
La ministre a également mis en avant la mise en place, au niveau de son département, de près d’une centaine de plateformes multisectorielles et décentralisées destinées à accompagner les femmes et à faciliter leur accès aux mécanismes de protection et de justice. Ces dispositifs rassemblent services sociaux, acteurs judiciaires, personnel de santé et de sécurité, mais aussi guides religieux, chefs traditionnels et leaders communautaires, afin de mieux prendre en charge les victimes de violences.
Prenant la parole à son tour, la présidente du Sénat et maire d’Abobo, Kandia Camara, a remercié la ministre Nassénéba Touré pour le choix porté sur sa commune pour abriter les festivités de la JIF 2026. Elle a salué, à son tour, le Président de la République, dont le leadership a permis la mise en œuvre de plusieurs programmes en faveur de la jeune fille, notamment la scolarisation obligatoire et gratuite dans le primaire public.
Les échanges, qui ont réuni des experts des questions de genre, ont débouché sur une série de recommandations fortes pour améliorer la situation des femmes et des filles en Côte d’Ivoire. Il s’agit, entre autres, de renforcer la représentation des femmes dans les instances de décision, de faciliter leur accès à la propriété foncière, de développer l’entrepreneuriat féminin et d’intensifier la sensibilisation afin de briser le silence autour des violences basées sur le genre.






