Abidjan, le 21 avril 2026- Lors d’un panel de haut niveau consacrรฉ ร lโindustrialisation et la crรฉation dโemplois en Afrique, le vendredi 17 avril 2026 ร Washington, en marge des rรฉunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, le ministre ivoirien des Mines, du Pรฉtrole et de lโรnergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a misรฉ sur lโรฉnergie, le capital humain et la coopรฉration Sud-sud comme des piliers exploitables.
Aux cรดtรฉs de Mariama Cirรฉ Sylla, ministre guinรฉenne de lโEconomie et des Finances, le ministre ivoirien a relevรฉ quโau-delร des stratรฉgies, les รtats sont appelรฉs ร accรฉlรฉrer la mise en ลuvre de politiques industrielles ciblรฉes, ร amรฉliorer concrรจtement lโenvironnement des affaires et ร structurer des รฉcosystรจmes productifs capables dโabsorber une main-dโลuvre en forte croissance.
Pour ce faire, il a รฉvoquรฉ lโapproche mรฉthodique ivoirienne de lโindustrialisation, fondรฉe sur la construction progressive dโun environnement propice ร lโinvestissement.
ยซ Lโindustrialisation requiert dโabord un รฉcosystรจme global. La stratรฉgie ivoirienne repose ainsi sur un enchaรฎnement de prioritรฉs : stabilisation politique et macroรฉconomique pour restaurer la confiance, investissements massifs dans les infrastructures รฉconomiques (routes, ports, รฉnergie, โฆ), puis rรฉformes rรฉglementaires destinรฉes ร renforcer la prรฉvisibilitรฉ et lโattractivitรฉ du cadre dโaffaires ยป, a dรฉtaillรฉ le ministre.
Et dโajouter : ยซ Lโexemple du secteur รฉlectrique illustre cette logique. Nous avons triplรฉ notre capacitรฉ installรฉe de production รฉlectrique en moins de quinze ans, et nous comptons ร nouveau tripler la capacitรฉ actuelle dans les quinze annรฉes ร venir ยป.
Dans un contexte africain dโurgence face ร la problรฉmatique de lโemploi, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a invitรฉ ร explorer une alternative ร impact relativement plus immรฉdiat, notamment lโindustrie miniรจre : ยซ En effet, au-delร des postes directs, souvent qualifiรฉs, lโactivitรฉ miniรจre gรฉnรจre un tissu dense dโemplois indirects, ร travers les services connexes et les exigences de contenu local, sur lโensemble de la durรฉe de vie des projets. Un potentiel qui concerne aussi bien lโexploitation artisanale et ร petite รฉchelle que les opรฉrations industrielles, et qui positionne le secteur extractif comme un relais stratรฉgique dans la phase transitoire de lโindustrialisation ยป.
Si les infrastructures et lโรฉnergie constituent des prรฉrequis, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a รฉgalement mis en avant le capital humain. Pour lui, dans un contexte de transformation technologique accรฉlรฉrรฉe, la disponibilitรฉ dโune main-dโลuvre qualifiรฉe devient un facteur dรฉterminant dans lโattraction des investissements industriels.





