BOUAKÉ/ FILIÈRE ANACARDE : Le Conseil Coton Anacarde Karité renforce sa stratégie pour une production de qualité

 

Un atelier à l’endroit de 274 conseillers agricoles et 35 techniciens spécialisés de la filière anacarde, a été organisé du 14 au 22 octobre 2026, à Korhogo et Bouaké. À l’initiative du Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK), celui de la capitale de Gbêkê s’est tenu au foyer jeune viateur. Ces travaux s’inscrivent dans le cadre de l’atelier bilan de la veille sanitaire de ladite filière, couplés au renforcement des capacités des participants. Cette initiative vise à faire face aux défis phytosanitaires susceptibles d’affecter durablement la productivité des vergers, notamment les insectes ravageurs, les maladies et les plantes adventices qui constituent des menaces pour les rendements et la qualité des noix brutes de cajou.

Durant trois jours, l’atelier de Bouaké a permis aux participants en charge de la surveillance des vergers d’anacardiers, d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les insuffisances et de proposer des mesures d’amélioration en vue de renforcer le dispositif national de veille sanitaire.

Le coordonnateur national des filières coton, anacarde, mangue et foresterie à l’ANADER, Soro Kolotioloma s’est félicité de la qualité des travaux.”Le bilan est bon. Les vergers sont surveillés, les maladies qui se propagent sont connues.

Des dispositions sont prises avec la formation des agents aux techniques de lutte intégrée pour que ces maladies puissent s’éloigner de nos vergers, parce qu’elles contribuent négativement à la chute du rendement et à la qualité du produit”, a t-il déclaré.

Par ailleurs coordonnateur du Conseil agricole dédié aux producteurs d’anacarde, il a indiqué que l’ objectif du Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) à travers cet atelier, est de produire en quantité et en qualité pour permettre à la Côte d’Ivoire qui, depuis 2021 est le troisième transformateur mondial et le deuxième fournisseur mondial d’amandes de cajou, juste après le Vietnam, de consolider sa position de premier producteur et premier exportateur mondial de noix brutes.

Pour atteindre cet objectif, Soro Kolotioloma a insisté auprès des participants sur la bonne mise en œuvre des acquis de cet atelier. ” Une fois de retour dans leurs zones respectives, nous demandons aux participants de faire les relevés par décade. Chaque conseiller agricole doit faire des relevés sur trois parcelles, pour trois producteurs, c’est à dire la première parcelle pour la première décade, la deuxième pour la deuxième décade et la troisième pour la troisième décade, chaque mois. Nous leur demandons de faire ces relevés, et de synchroniser les données pour que nous ayons les informations sur l’évolution des maladies des insectes ravageurs dans le verger afin de prendre les dispositions nécessaires le plus rapidement possible pour lutter contre les maladies et les insectes ravageurs”, a t-il insisté.

Aux producteurs, Soro Kolotioloma leur a demandé d’aider les conseillers agricoles dans cette stratégie de veille sanitaire. “Je demande aux producteurs de réserver un accueil chaleureux aux conseillers. Qu’ils soient accueillants et réceptifs, parce que c’est dans leur intérêt qu’il n’y ait pas de maladies dans les champs, pour améliorer la production et la qualité de leurs produits, afin d’augmenter leurs revenus. s’il y a des dispositions à prendre, le Conseiller agricole étant formé, peut déjà leur dire ce qu’il faut faire pour ne pas que la maladie se propage dans tout le champ”, a t-il conclu. Notons que la production nationale de la filière anacarde est passée de 500 000 tonnes en 2013 à plus de 1,5 million de tonnes en 2025, tandis que le rendement moyen à l’hectare a plus que doublé, atteignant plus de 700 kg/ha contre environ 300 kg/ha en 2013.

 

Coulibaly Souleymane, correspondant

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