Corruption et scandales sexuels : La sentence est tombée pour Baltasar
Huit années de prison et une amende de plus de 125 millions de francs CFA : le couperet est tombé pour Baltasar Ebang Engonga, dit « Bello ». L’ancien patron de l’Agence nationale d’investigation financière, autrefois présenté comme une figure montante de l’administration équatoguinéenne, est désormais le visage d’une élite déchue.
Le tribunal provincial de Bioko a retenu sa culpabilité dans une vaste affaire de détournement de fonds publics impliquant plusieurs hauts fonctionnaires. Mais si son nom a franchi les frontières, ce n’est pas seulement à cause de la corruption. En détention préventive, Engonga s’est retrouvé au cœur d’un scandale sexuel d’ampleur, après la diffusion virale de vidéos intimes, tournées parfois dans son bureau ministériel.
Marié et père de famille, fils du président de la Commission de la Cemac, il symbolise désormais l’effondrement d’un système où luxe, abus de pouvoir et dérives privées se mêlent aux luttes internes du régime.