Foi et unité : Le ministère de la Femme célèbre la 5ᵉ rupture collective du Jeûne 

La 5ᵉ édition de la Rupture Collective Œcuménique du Jeûne s’est tenue mardi 3 mars 2026 à la Salle de Conférence de la CAISTAB, à Abidjan Plateau. Organisée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, cette rencontre annuelle s’inscrit sous le thème « Dans la foi partagée, bâtissons ensemble la Grande Côte d’Ivoire » et a rassemblé des ministres, des leaders religieux, des femmes influentes et des membres de la société civile, confirmant son rôle majeur dans le dialogue interreligieux national.

Cette édition revêtait un caractère symbolique exceptionnel. Pour la première fois depuis plusieurs années, le Carême chrétien et le Ramadan musulman ont débuté le même jour, le 18 février 2026. Cette coïncidence a été perçue comme un signe fort de convergence spirituelle et a offert aux participants l’occasion d’élever leurs prières ensemble, autour des valeurs de paix, de solidarité et d’élévation spirituelle.

Pour la ministre Nassénéba Touré, cet événement est devenu plus qu’une simple cérémonie : il incarne un symbole vivant du dialogue interreligieux en Côte d’Ivoire. Elle a rendu hommage au Président Alassane Ouattara, pour qui le vivre-ensemble constitue une conviction profonde, et à la Première Dame Dominique Ouattara, dont l’engagement en faveur des femmes et des enfants inspire la nation. Elle a également salué la ministre d’État Anne Désirée Ouloto Lamizana pour son haut patronage et sa présence fraternelle.

La ministre Nassénéba Touré a rappelé que l’unité nationale ne s’improvise pas : elle se cultive, se protège et se transmet. Elle a insisté sur le rôle central des femmes, qui maintiennent les liens, poursuivent le dialogue et élèvent les enfants dans le respect de la diversité. Une femme chrétienne et une femme musulmane partagent les mêmes préoccupations : l’avenir de leurs enfants, la stabilité de leur foyer et la dignité dans leur travail. C’est cette communauté de destin qui fait d’elles des actrices naturelles du dialogue interreligieux.

Présente à la cérémonie, la ministre d’État Anne Désirée Ouloto Lamizana a mis l’accent sur l’importance du cheminement spirituel individuel et collectif. Elle a souligné que la foi et la prière permettent de se ressourcer, de réfléchir sur ses actions et de s’inspirer des valeurs positives chez autrui. Selon elle, la cérémonie dépasse le simple geste symbolique : elle traduit l’apprentissage quotidien de la parole de Dieu et l’engagement à faire le bien malgré les dérives et les difficultés du monde.

Les enseignements de Sœur Rosemonde Kouamé Affoué pour la communauté catholique et de Hafiza Doukara Bansé pour la communauté musulmane ont renforcé ce message, invitant à transformer la foi en levier de cohésion sociale et de solidarité. La 5ᵉ Rupture Collective Œcuménique du Jeûne a ainsi démontré que, dans la foi partagée, la Côte d’Ivoire peut avancer unie, que la diversité religieuse et culturelle est une force et que la fraternité constitue le fondement d’une Grande Côte d’Ivoire en construction.

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