Brenda Biya : Son coming out fait bouger les lignes au Cameroun

 

Plus d’une semaine après son coming out, Brenda Biya, la fille du président camerounais, a accordé une interview exclusive au média français Le Parisien. Dans cet entretien, elle revient sur les répercussions de sa révélation publique dans un pays où l’homosexualité est sévèrement réprimée.

 

Le 9 juillet, Brenda Biya, âgée de 27 ans, s’est confiée depuis Genève, sa résidence actuelle. Elle a déclaré se sentir « soulagée » après avoir dévoilé sa relation amoureuse avec une femme. Cette annonce avait été faite sur Instagram, accompagnée d’une photo d’elle embrassant sa compagne, avec la légende : « Je suis folle de toi et je veux que le monde le sache. » Cette publication, bien qu’effacée depuis, a suscité de vives réactions au Cameroun, où les relations homosexuelles sont criminalisées.

Brenda Biya a partagé qu’elle a reçu un soutien significatif de la part d’organisations camerounaises et occidentales, tout en faisant face à des commentaires homophobes. Elle a également révélé que ses parents lui avaient demandé de supprimer la photo, après quoi ils n’ont plus communiqué avec elle.

Lors de son entretien avec Le Parisien, Brenda a expliqué sa décision de rendre publique sa relation. « Il y a plein de gens dans la même situation que moi, qui souffrent à cause de ce qu’ils sont. Si je peux leur donner de l’espoir, les aider à se sentir moins seuls, si je peux envoyer de l’amour, j’en suis ravie. Parler, c’est l’opportunité d’envoyer un message encore plus fort », a-t-elle affirmé.

Revenant sur son adolescence, Brenda a évoqué son premier béguin pour une fille à l’âge de 16 ans. Elle a exprimé la peur qu’elle ressentait à l’idée de devoir cacher cette part d’elle-même à sa famille et au monde entier. Aujourd’hui, en parlant ouvertement de sa sexualité, elle espère influencer positivement la société camerounaise et les lois en vigueur.

Le code pénal camerounais punit les relations sexuelles entre personnes de même sexe d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison. Brenda Biya considère cette loi comme injuste et espère que son histoire pourra contribuer à son abrogation. « Cette loi existait avant que mon père soit au pouvoir. Je la trouve injuste et j’ai l’espoir que mon histoire la fasse changer », a-t-elle conclu.

 

 

 

Akoi Mel

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